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Chronologie de la nationalité de la marque
France
CIJ
Compagnie Industrielle du Jouet

Chapitres
Catalogue_Magasin_proposant_la_5CV_1/12
  • Des jouets de bazar
  • Des répliques de Citroën
  • 1923 : sortie de la B2, le modèle phare de Citroën
  • Reproduction de nombreuses marques automobiles
  • Des Citroën à toutes échelles
  • 1927 : naissance de la CIJ
  • Les jouets rapetissent pendant la crise
  • De plâtre et de farine
  • 1935 : fin des jouets Citroën
  • 1937 : reprise des jouets par JRD
  • La jubilation de Louis Renault
  • Diversification des matériaux
  • Le Zamac sauve CIJ
  • Caractéristiques techniques
  • Les deux versions de la Renault 4 CV
  • La Renault Prairie s'équipe d'un moteur mécanique à clé
  • Le 1000 kg CIJ plus réaliste
  • Panhard à l'honneur
  • Dérive d'échelle
  • Perte de vitesse
  • Tentative de redressement
  • Dernier sursaut
    J'ai collectionné pendant de nombreuses années des Renault miniatures. Beaucoup d'entre elles étaient des CIJ. Certaines, comme la Prairie Fourrière ou le Renault semi remorque Marcoule transportant une pile nucléaire, possédaient et possèdent encore un charme indéniable. Ces pièces de taille généreuse sont d'ailleurs maintenant très appréciées des collectionneurs. Cette marque de jouets française, au passé prestigieux, a aujourd'hui disparue. L'histoire débute véritablement en 1878. Mais l'entreprise prend son nom officiel de CIJ, pour Compagnie industrielle du jouet, en 1927. Elle acquerra ses lettres de noblesse lorsque Fernand Migault, le fils d'Albert, reprendra l'entreprise. Ce passionné d'automobiles est à l'origine du contrat réalisé avec André Citroën.
    Renault_Faineant_Transport_Exceptionnel_CEA_1/43

    Il a donné à la marque les très belles réalisations que les collectionneurs s'arrachent actuellement. Après la seconde guerre mondiale, la CIJ délaisse le fer pour se lancer dans l'aventure du Zamac, comme l'avaient déjà fait Dinky Toys et Solido. Cela lui permettra de sortir nombre de véhicules Renault, aussi bien voire mieux finis que ceux de ses concurrents. C'est ainsi le cas du 1 000 kg Renault : très réaliste chez CIJ, il est décevant chez Dinky Toys. Ce dernier ne lui offre en effet qu'une unique porte arrière. De plus, le Zamac des CIJ vieillit bien mieux. Il ne pose pas les problèmes de métal fatigue constatés sur certains modèles Dinky Toys. A croire que les proportions du fameux Zamac ont été mieux maîtrisées chez CIJ… Mais tout n'est pas merveilleux non plus chez CIJ. Les peintures ont ainsi une moins bonne tenue dans le temps que leurs concurrentes. Cet inconvénient est néanmoins très appréciable pour les collectionneurs qui les restaurent : cela leur épargne la phase de décapage… Hormis les jantes moulées en Zamac et celles en plastique imposant des pneus en creux, l'originalité de certains modèles CIJ réside dans le mode d'assemblage du plancher : des pattes viennent se raccrocher sur la caisse en formant des butoirs de pare-chocs, des plaques d'immatriculation ou tout simplement des pare-chocs.




    L'histoire

     
    Des jouets de bazar
    Tout commence en 1878. A cette date, Albert Migault fabrique des montres jouets et des parures de poupées. Son entreprise est située au 166, rue de la roquette à Paris. Dès 1900, il se lance dans la fabrication de jouets mécaniques. Il s'inspire des automates réalisés par la concurrence (Fernand Martin et Charles Rossignol en France, Lehmann et Bing à l'étranger). Il faudra cependant attendre 1910 pour qu'Albert présente son New Circus. Composé de plusieurs pièces avec des personnages différents en tôle (acrobates, clowns…), celui-ci reproduit l'atmosphère des cirques qui envahissaient les grandes villes françaises à cette époque. Chaque automate ou personnage animé est élégamment habillé de tissu. La Grande Guerre met provisoirement fin à la fabrication de ces jouets de bazar. Une nouvelle orientation est prise après guerre pour relancer les activités de l'entreprise. En 1919, Fernand, le fils d'Albert, reprend les rênes de l'entreprise familiale. Pour relancer les ventes et faire parler de l'entreprise, ce passionné d'automobiles grossit le catalogue déjà bien fourni de jouets automobiles.
     

    Des répliques de Citroën
    En 1922, cet homme a un véritable coup de génie. Il propose à André Citroën de fabriquer des répliques des voitures vendues par les usines du Quai de Javel. Le fondateur de la marque Citroën saute sur l'occasion pour promouvoir ses productions au travers de jouets. Il devance ainsi son concurrent et adversaire de toujours, Louis Renault. Un contrat d'exclusivité débouchant sur un accord de fabrication est signé entre Citroën et la SA Ets Migault pour construire des jouets André Citroën. Pour honorer ce contrat, la famille Migault appelle les cousins Marcel et Georges Gourdet à la rescousse. Ils apportent une usine, des capitaux et, surtout, leurs connaissances techniques. La production massive des fameux jouets Citroën commence à Briare, dans le Loiret.
     

    1923 : sortie de la B2, le modèle phare de Citroën
    Alfa_Roméo_P2_1/8
    Le premier jouet Citroën à être commercialisé en 1922 est la Citroën Type A taxi. Sa coque est en bois et ses ailes en tôle. Les assemblages de bois et de tôle laisseront la place, un an plus tard, au tout tôle, avec la sortie de la B2, le modèle phare de Citroën. Sa reproduction ravie les petits comme les grands. Dans un premier temps, elle est vendue sans moteur. Un moteur à ressort mettra par la suite en mouvement cette magnifique réalisation aux portes ouvrantes. Ces jouets de 40 cm de long sont d'un réalisme incroyable pour l'époque. Le succès est immédiat. Les différents ateliers disséminés dans la ville de Briare sont rassemblés par activité. Le traitement de la tôle est centralisé dans les ateliers de la route d'Ousson alors que le bois est fourni par l'usine de la Chapelle d'Angillon. C'est dans les ateliers de tôle que sont réalisées toutes les opérations d'emboutissage, de soudure, de peinture et de dorure. En 1923, les ateliers Migault dénombrent sept salariés et le personnel dirigeant.

     
    Reproduction de nombreuses marques automobiles
    Fort du succès des jouets Citroën, Migault se lance dans la reproduction de diverses autres marques automobiles. En 1925, la sortie de l'Alfa Roméo P2 de grand prix initie une série de nombreux autres modèles. Cette Alfa Roméo, aux freins et à la direction fonctionnelle, reste un modèle emblématique de la qualité de production des ateliers Migault. Et sa taille importante (60 cm) est particulièrement impressionnante dans les bras des enfants.
     
    Des Citroën à toutes échelles
    La 5 CV Citroën, plus familièrement appelée Trèfle, est le troisième modèle Citroën à avoir le privilège d'être réduit. Au fur et à mesure de la sortie des nouveaux modèles Citroën, la liste des jouets proposés aux enfants des clients grossit. Ces fidèles répliques de la voiture de papa seront autant commercialisées dans le réseau Citroën que dans les grands magasins réputés. Au cours des Noël Citroën, nombre de ces jouets seront également distribués aux employés de l'entreprise. Le succès est au rendez-vous. Ces jouets, proposés à des échelles allant du 1/43 au 1/6, font fureur. Voitures à pédales, C4 et C6 électriques… : rien n'est trop beau pour ce support publicitaire dont le coût de revient est plus en plus cher. Le prix des vraies voitures, quant à lui, ne cesse de baisser. En effet, Citroën applique en France le concept du taylorisme inspiré des méthodes américaines d'Henry Ford. Son rêve est de proposer une voiture pour chaque Français.

    Citroënnette_Electrique Publicité_pour_Jouets_Citroën Publicité_B2_pour_Jouets_Citroën

     
    1927 : naissance de la CIJ
    En 1927 est créée la CIJ (Compagnie industrielle du jouet). L'entreprise acquiert ses lettres de noblesse l'année suivante, grâce à la présentation de la Citroën B14G faux cabriolet. Doté d'une carrosserie fermée par un toit fixe reproduisant une capote fermée, ce modèle, à l'échelle 1/15, possède des portes ouvrantes qui lui confèrent une belle finition. En cette fin des années 1920, les jouets Citroën adoptent la formule qui avait assuré le succès de Meccano. Les boîtes de construction contiennent tous les morceaux permettant d'assembler un modèle. Plusieurs modèles différents sont proposés à la vente. Des camions et camionnettes viennent compléter le catalogue des jouets Citroën. Désormais, la CIJ est en mesure de proposer toute la gamme des vraies Citroën.
    Citroën_C4_Pompier_echelle_latérale_1/12 Citroën_C4_Pompiers_1933_echelle_dessus_1/12

     
    Les jouets rapetissent pendant la crise
    La situation commence à se dégrader au début des années 1930. André Citroën cherche des fonds auprès des banques afin de s'engager totalement dans la production de masse des vraies automobiles. Cette recherche de capitaux a une conséquence sur les jouets : elle en diminue la taille. L'échelle approche le 1/24. La SA Ets Migault intensifie parallèlement sa fabrication d'autres modèles afin de diversifier sa clientèle.
     
    De plâtre et de farine
    La réduction des coûts chez Citroën contribue à l'utilisation de nouveaux matériaux permettant des réalisations plus petites. C'est la première fois que l'on voit apparaître des jouets au 1/43.Constituée de plâtre et de farine, la Rosalie des records fait parler d'elle en 1933, que ce soit en miniature ou en réalité (elle abattra d'innombrables records du monde). Les jouets Migault en plâtre et en farine sont cependant plus fragiles. Ceci explique le peu d'exemplaires qui nous sont aujourd'hui parvenus.

     
    1935 : fin des jouets Citroën
    Le coup d'arrêt des jouets Citroën est donné en 1935. Pour gérer la faillite de Citroën, la famille Michelin présidant le conseil d'administration limoge André Citroën. Elle ordonne ensuite l'arrêt de la fabrication des jouets Citroën sous le prétexte d'une reconcentration du constructeur d'automobiles sur son corps de métier. Il fallait bien arrêter la production de ces jouets coûteux dont le prix de vente n'était plus répercutable sur le prix des voitures.
    Jouets_Démontable_Citroën Publicite_Jouets_Renault
     
    1937 : reprise des jouets par JRD
    Les frères Michelin s'aperçoivent que les jouets Citroën sont toujours dotés d'un fort potentiel publicitaire. En 1937, ils décident de reprendre leur production. Ils font pour cela appel à l'entreprise JRD, créée en 1935 par Jean Rabier et Donnot. Signalons que Jean Rabier est un ancien ouvrier des usines CIJ qui a choisi de se lancer dans la fabrication de jouets pour son propre compte. Installée à Montreuil, JRD reproduit une importante quantité de miniatures Citroën, avec une échelle plus réduite et une maquette simplifiée. En 1963, JRD sera absorbée par… la CIJ.
     
    La jubilation de Louis Renault
    Mais la CIJ n'est pas morte pour autant. En 1935, délaissée par les frères Michelin, la CIJ propose tout naturellement ses services à Louis Renault. Ce dernier profite de l'aubaine pour copier le concept des jouets Citroën en proposant ses propres répliques à la vente. Il y a fort a parier que Louis Renault jubilera longtemps d'avoir pu ravir ce marché à son concurrent et adversaire de toujours. Les jouets Renault succèdent ainsi aux jouets Citroën. La Nervasport 28 CV des records, constituée de plâtre et de farine, en est la plus belle réalisation. Sa fabrication s'étalera de 1935 à 1940, alors que seront proposés des jouets composés de différents matériaux.
    Renault_Nervasport_Reccord_platre_farine_1937_1/43 Renault_Vivastella_1/12

     
    Diversification des matériaux
    Certains jouets utiliseront la tôle lithographiée, le carton bouilli, le celluloïd, le plomb, le plâtre et la farine, avant que la production CIJ ne s'oriente vers le Zamac puis le plastique. C'est ainsi que, parallèlement aux voitures en tôle, une caserne de pompiers en contreplaqué, ainsi que d'autres bâtiments ruraux ou urbains, sont proposés au 1/43, pour le compte de Renault. Les Renault Primaquatre, Celtaquatre et Juvaquatre sortent à une échelle avoisinant le 1/20. Pendant la guerre, l'usine de Briare est transformée afin de pouvoir produire des masques à gaz pour le front. En 1945, la production de jouets reprend mais, très vite, les techniques d'avant-guerre s'avèrent obsolètes face à une concurrence accrue.
    Renault_Nervasport_1/24 Renault_4CV_1948_1/43

     
    Le Zamac sauve CIJ
    La CIJ doit trouver une nouvelle orientation. En 1949, elle lance ses premières réalisations en Zamac. Le Zamac est un alliage de zinc, d'aluminium, de magnésium, d'antimoine et de cuivre. Ces miniatures n'ont plus les fastes d'antan. Mais elles permettent à la CIJ de redevenir compétitive, avec des coûts de revient mieux observés. L'utilisation du Zamac permet d'appliquer l'échelle du 1/43 à toute la gamme. Le premier modèle est la De Rovin. Il répond aux Dinky Toys et autres Solido dont le succès semblait ne pouvoir s'arrêter. Dans la foulée, un contrat avec Renault permet à la CIJ de sortir quasiment tous les modèles du constructeur national en même temps que les originaux. La 4CV, la Dauphine, la Frégate, l'Etoile filante des records et la Prairie sont proposées.
    Renault_Etoile_Filante_à_turbine_1/43 Douglas_DC7_1/120

     
    Caractéristiques techniques
    Les modèles CIJ sont aisément reconnaissables de par leurs particularités techniques au niveau de leur châssis et de leurs roues. Sur les premiers modèles CIJ, on peut observer une particularité au niveau du châssis : ce dernier, fait de tôle pliée, s'accroche à la coque par des pattes qui viennent former les pare-chocs, les plaques d'immatriculation ou encore les butoirs. C'est le cas sur la 4 CV, la Frégate et la De Rovin. Les roues comportent plusieurs caractéristiques :
    • Sur les premiers modèles en tôle, elles sont formées de deux flasques acier enfermant un disque de caoutchouc, serties par un moyeu en aluminium
    • Sur les modèles en Zamac, elles sont moulées d'une seule pièce sur les premiers modèles tels que la Renault 4 CV. En 1950, la Renault Frégate se dote de roues aux moyeux en aluminium et de pneus en caoutchouc semblables à ceux que l'on trouve habituellement chez Dinky Toys.
    Renault_Faineant_grue_1/43 Renault_4CV_Police_portes_échancrées_1/18
    • Les pneus sont concaves, ce qui diminue la quantité de caoutchouc utilisé.
    • Par voie de conséquence, les jantes, elles, sont convexes pour accueillir le pneu. Elles sont également moulées en plastique de couleur pouvant avoir l'apparence du chrome. Mais le plastique vieillit assez mal dans le temps : il a tendance à se ramollir.
     
    Les deux versions de la Renault 4 CV
    La Renault 4CV est quant à elle disponible en deux versions, motorisée et non motorisée.
    Le remontoir du moteur se situe sous le châssis. Les premiers modèles sont affublés d'un châssis plat nervuré et la calandre comporte six barres. En 1956, les versions 3/49 ne portent plus que trois barres, comme le modèle original. Une version police, aux portes échancrées, est également proposée à la vente.

     
    La Renault Prairie s'équipe d'un moteur mécanique à clé
    Les diverses déclinaisons de la Renault Prairie (avec l'aménagement arrière vitré, fermé, tôlé ou bâché) sont toutes vendues dans la même boîte sous les références 3/42 à 3/45. Elles prendront les références 4/42 à 4/45 une fois équipées d'un moteur mécanique à clé laissant apparaître un disgracieux trou sur leur flanc. Ces dernières versions sont rares. Mais c'est la version pick-up fourrière avec remorque chariot qui reste le modèle le plus prisé des collectionneurs. Et le plus beau. Concernant les utilitaires, les différentes versions du 1000 kg, de la Dauphinoise, de l'Estafette et du Fainéant vont, aux côtés du tracteur agricole, donner une bonne idée de la production de Renault à cette période. Dans les années 50, différents modèles, tels que la Frégate et la Prairie sont proposés avec des moteurs à ressorts permettant de les animer à la façon des jouets d'avant-guerre.
     
    Le 1000 kg CIJ plus réaliste
    Les vrais amateurs du 1 000 kg préfèrent la version CIJ à celle de Dinky Toys. Le 1 000 kg CIJ est en effet décliné en différentes versions, vitrées et dotées de nombreuses publicités. Cette version s'avère plus réaliste, avec une échelle 1/43 et un marchepied à l'arrière, quand la version Dinky Toys adopte une échelle plus petite (1/50) et s'affuble d'une unique porte à l'arrière. Mais c'est le créneau des véhicules utilitaires et industriels qui va véritablement intéresser CIJ. Plusieurs belles compositions voient le jour, comme les semi remorques de convois exceptionnels transportant soit un transformateur, soit un élément de pile atomique "Marcoule". Une version lance-missile est également disponible.
    Renault_1000KG_Militaire_1/87 Renault_Colorale_Taxi_1/43

     
    Panhard à l'honneur
    La CIJ ne s'en tient pas qu'aux reproductions de Renault. Elle propose des modèles Panhard dès le début de l'aventure Zamac. La Dyna (Louis XV), Dyna Junior et Dyna 1954 sont ainsi reproduites avec une précision remarquable. La Panhard Dyna est disponible en deux versions, avec ou sans moteur. Quelques utilitaires Panhard, tel que le fameux camion citerne BP ou Energol, suivront. Cette série, comportant l'autocar Chausson ou le car Renault, est proposée à des échelles spéciales avoisinant le 1/66. A cette gamme déjà importante vient s'ajouter une série d'avions (le Noratlas, la Caravelle…).
     
    Dérive d'échelle
    On ne peut pas parler des productions CIJ sans aborder les productions au 1/87. Toute une gamme de véhicules est en effet produite à l'échelle HO. Elle permet d'agrémenter les circuits de trains qui fleurissent à l'époque à cette échelle. Elle est réalisée dans un premier temps entièrement en Zamac, y compris les roues moulées d'une seule pièce.=
    Auto_pompe_1959_1/24 Puzzle_Renault_Dauphine_plastique_1/87
    Dès 1957, celles-ci seront équipées de pneus rapportés comme sur les Micro Norev. Cette gamme, initiée avec la Simca Ariane, sera complétée par une Renault Dauphine et une Peugeot 403. Il est à noter que l'échelle n'est pas rigoureusement le 1/87 : nombre de modèles, surtout les utilitaires, oscillent entre le 1/100 et le 1/160. Le Renault 1000 kg (décliné en versions police, ambulance ou militaire), le Renault 120 CV (décliné en version benne, fourgon et citerne) ou encore le bus parisien Somua sont les plus beaux exemples de cette dérive d'échelle n'ayant pour but que de diminuer la quantité de Zamac employée.

     
    Perte de vitesse
    Mais les modèles sont chers… et l'entreprise ne réussit toujours pas à supplanter Dinky Toys.
    Les lendemains s'annoncent moins chantants. Pour accroître sa rentabilité, la CIJ lance la gamme Europarc. Ses variantes bi tons permettent de réutiliser des moules déjà amortis. Dans les années 1960, la mode des jouets électriques arrive chez CIJ. L'Estafette, dans ses versions police ou ambulance, s'équipe de gyrophares et de sirènes alimentés par une pile dissimulée dans le plancher du jouet. Le 1000 kg militaire, avec projecteur de DCA éclairant, est, dans la série Europarc, l'un des derniers représentants de ces modèles très détaillés. Leur coût est d'ailleurs tel qu'il annonce déjà le déclin de la marque.

     
    Tentative de redressement
    Quelques modèles en plastique sont proposés pour s'engager dans les jouets à bas prix. C'est le cas par exemple de la Dauphine puzzle présentée comme cadeau de la marque Bonux ou des modèles au 1/24 comme l'Amphicar. En 1958, la CIJ tente un deuxième redressement. Elle s'installe à Rivotte en Franche-Comté. Mais il est déjà trop tard. Et ce n'est pas la sortie de l'ultime modèle l'Ami 6 qui changera le cours des choses. Malgré l'acquisition de la marque JRD en 1963, la CIJ tombe en cessation d'activité l'année suivante. Elle est liquidée en 1965.
    Renault_Floride_cabriolet_1/43 Renault_Estafette_1/43
     
    Dernier sursaut
    La marque est rachetée par Mr Broual, un personnage connu à Briare puisqu'il fût un temps propriétaire du musée de l'automobile de la ville. Il fabriquera une réplique de l'Alpine A220 du Mans dans les ateliers CIJ. Réduite à 2.5 m de longueur, celle-ci est produite à 150 exemplaires pour le compte de Renault. C'est ainsi, à l'aube des années 1970, que s'achève cette épopée ayant permis d'écrire une page importante de l'histoire du jouet français. L'usine de Briare, située route d'Ousson, est rachetée par la société Prolabo proposant du matériel de laboratoires.
    Publicité_Citroën_Traction_Jouet